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.J'me sens oppréssée dans ce petit espace noir entouré de violet, couleur de ma névrose...
J'ai dis qu'il me convenait, mais si cela était faux, que tout était stérile, je ressens plus rien que le vide, parce qu'au final j'écris et je ne sais plus pourquoi.
Paradoxe: Là je suis en train d'écrire pour de bon, avec une vraie raison, parce que ca se justifie.
Mais je ne retrouve plus les motifs d'antan, ceux pour lesquels j'aurais été capable de m'user les doigts, d'oublier le temps pour pouvoir les abandonner sur le papier.
Je ne voie plus l'interêt. Je ne voie plus que de l'infertile ...
Et puis d'ailleurs je ne sais parler que de toi, je n'aime parler que de toi. De toi, de moi, de nous, de tes traits, de ta bouche de tes baisers... Ne m'oublierais-je pas?
J'me suis pas perdue mais abandonnée aux bras du garcon, celui qu' "elle" rêvait de rencontrer, dans le métro, celui qu'elle voiait passer de temps à autre sur son banc et qu'elle était si impatiente de revoir. Le ténèbreux et la fille aux rêves écorchés. La belle histoire... Elle nous mange les mots. Cette sublime. Cette fabuleuse. Cette envoûtante...
Et je me reprend à encore parler de nous, à nous raconter, infiniment, indéfiniment... Me voilà à t'imaginer près de moi , près d'mon coeur, à imaginer notre ferveur, notre ardeur, nos sourires...
Parce qu'on remplace souvent le manque d'une personne par les mots. Pourtant on s'voit, alors, il me faudrait quoi? Toi. Toujours. Près d'mon coeur.
Peut-être que j'ai peur, peur d'la suite...
C'est peut être ca au final mon motif, celui qui m'invite a nous imaginer, à nous raconter sans cesse.
Parce qu'en ce moment l'on se pose plein de questions, qu'on s'angoisse, qu'on se desespère, qu'on se console...
J'voudrai un baiser, sur la bouche, sur mes joues, sur mon front, pour cruxifier nos sentiments. Un. Deux. Trois. Quatre...
Dans le fond j'enjolive, je brode mes pensées. Parce que, dans le fond, ce n'est pas si terrible, mais qu'on se plait à orner quelques fois nos pensées, nos souvenirs, nos plus innocentes paroles, comme pour user la réaliter, pour jouer avec ses frontières, étirer ses limites...
Et les mots de se perdre dans cet abîme profond, dans ce bonheur grandissant à vue d'oeil...
Alors j'me tais .